LES MAINS DANS LE VENTRE
texte : Paul Fournel
mise en scène Louis Bonnet
avec :
Anthony Breurec
François Font
Shams El Karoui
Pauline Laidet
Antoine Sastre
Né en 1808 d'un père chômeur, Guignol a traversé deux siècles. Il a joué partout où se pressaient les spectateurs : sur les champs de foire, dans les squares, dans les salons, dans des théâtres en velours rouge, dans les bistrots mal famés, dans les festivals, au cinéma, à la télévision.
Partout il a gardé son identité et son humeur moqueuse, partout son esprit s'est adapté à l'air du temps, partout il a su lire les injustices de son petit monde et en jouer.
Ceux qui ont glissé au fil des ans leur main sous la robe, de Laurent Mourguet aux Guignols de l'info, ont tous été talentueux, ardents et modestes. Tous ont eu cette obstination qui a donné aux personnages sa pérennité et son humanité. Ils ont traversé la censure du Second Empire et ils ont su affronter les interdits que les pouvoirs ont successivement posés sur leur chemin. Il n'y a pas si longtemps encore, la Mairie de Paris, renouant avec les méthodes des préfets du Rhône du XIXe, a censuré le texte d'une pièce que jouait Jean-Guy Mourguet à l'occasion d'un festival. La cinquième génération a donc connu les mêmes tracas que la première et elle y a répondu avec un humour intact. L'humour naïf, malicieux et indestructible de Guignol.